Qualité des emails B2B : nous avons analysé 134 653 emails vérifiés
La qualité des données est le nerf de la prospection B2B : envoyer à des adresses invalides fait grimper votre taux de rebond et dégrade votre réputation d'expéditeur. Mais à quel point les bases d'emails B2B sont-elles fiables en pratique ? Nous avons analysé 134 653 emails professionnels passés par le moteur de vérification de Listar. Les résultats sont sans appel.
Près d'1 email B2B sur 4 est invalide
Sur les 134 653 emails vérifiés, 64,8 % seulement sont confirmés valides et délivrables. 23,7 % sont carrément invalides — soit près d'une adresse sur quatre. Et 11,4 % reviennent « indéterminés » : le serveur destinataire ne permet pas de trancher.
Autrement dit, plus d'un tiers des emails (35,2 %) ne peuvent pas être considérés comme sûrs à l'envoi sans vérification préalable.
Pourquoi tant d'emails sont invalides
Derrière le verdict « invalide » se cachent plusieurs causes concrètes que la vérification met en évidence :
- Boîte aux lettres inexistante : l'adresse a la bonne syntaxe mais la boîte n'existe pas (faute de frappe, départ de l'entreprise, ou format deviné à tort).
- Domaine sans serveur mail valide : aucun enregistrement MX — le domaine ne peut tout simplement pas recevoir d'email.
- Adresses génériques (role-based) : contact@, info@, support@ — rarement de vrais interlocuteurs et souvent filtrées.
- Adresses jetables ou personnelles : services temporaires et boîtes gratuites utilisées à tort en contexte B2B.
Ces erreurs sont invisibles à l'œil nu : une adresse au bon format peut très bien ne mener nulle part.
Le piège des serveurs « catch-all »
Les 11,4 % d'emails « indéterminés » correspondent en grande partie à des domaines en catch-all : ils acceptent tout email entrant, valide ou non. Une vérification simple ne peut pas les départager — elle renvoie « accept-all » sans pouvoir confirmer que la boîte existe réellement.
C'est là qu'une validation à un seul niveau atteint ses limites : seul un recoupement multi-sources permet de trancher sur ces adresses.
Ce que ça change pour votre prospection
Si vous importez une liste « brute » et l'envoyez telle quelle, vous pouvez vous attendre à ce qu'environ un quart des messages rebondisse. Au-delà de quelques pour cent de rebond, les fournisseurs de messagerie dégradent votre délivrabilité — y compris pour vos emails légitimes.
La parade : vérifier chaque adresse avant l'envoi. Vous pouvez tester une adresse gratuitement avec notre vérificateur d'email, ou valider une liste entière en une fois avec Listar.
Méthodologie
Analyse portant sur 134 653 emails professionnels ayant transité par le moteur de vérification de Listar (contrôle de la syntaxe, de l'enregistrement MX et de l'existence de la boîte). L'échantillon reflète des emails issus de la prospection B2B (fournis ou reconstruits), et non un tirage aléatoire de l'ensemble des emails professionnels : les proportions exactes peuvent varier selon les sources. Données agrégées — aucune adresse individuelle n'est divulguée. Chiffres arrêtés en juin 2026.
Questions fréquentes
Quel taux de rebond est acceptable ?
En général, un taux de rebond sous 2-3 % est considéré comme sain. Au-delà, votre réputation d'expéditeur — et donc votre délivrabilité — commence à se dégrader.
Qu'est-ce qu'un email « catch-all » ?
Un domaine catch-all accepte tous les emails entrants, qu'ils correspondent à une vraie boîte ou non. Une vérification simple ne peut pas confirmer la validité ; il faut un recoupement multi-sources.
Faut-il supprimer les adresses « indéterminées » ?
Pas nécessairement : beaucoup sont valides mais masquées par un serveur catch-all. Mieux vaut les passer par une validation plus poussée avant de décider.
Comment vérifier mes emails ?
Adresse par adresse avec notre vérificateur d'email gratuit, ou en masse avec Listar, qui combine plusieurs niveaux de validation.